Histoire du village
Les plus anciennes traces d'occupation humaines recensées
remontent au Néolithique final (entre 2300 et 1800)
:
A. Dumoulin a relevé la présence d'un lieu de
sépulture dans la grotte Maillet, en bordure du Luberon
où il découvrit un vase, des parures de cuivre
et des coquillages. Plus proches de nous, deux tombes à
incinération d'époque gallo-romaine ont été
découvertes en bordure de l'ancien chemin de Maubec
à Robion. Rappelons que l'actuelle RD 900 (ex N100)
suit de près le tracé de l'antique via Domitia
qui reliait l'Italie à l'Espagne.
Quelques dates importantes
Le
village, attesté depuis le XIIIe siècle, a choisi
pour s'installer l'éminence d'une longue colline étirée,
parallèle au Luberon (Aucuns documents antérieurs
trouvés).
1251. Maubec est l'un des fiefs Venaissins
du Comte de Toulouse : Alphonse de Poitiers.
1274. Trois ans après la mort d'Alphonse
de Poitiers, le Comtat Venaissin est cédé, par
le roi Philippe III au pape Grégoire X. Maubec, qui fait
alors partie du domaine papal dépendra ensuite de son
représentant, à Avignon, le Vice-Légat,
et ce jusqu'en 1791, date à laquelle le Comtat est intégré
dans “l'empire” Français.
Pendant ce temps, Maubec fut partagé et repartagé
entre divers co-seigneurs qui se succédèrent dans
la région. Le premier co-seigneur connu est Bernard de
Claret, pour la moitié du fief. Suivront, 1316,
Pierre Claret (son fils), 1324, Guillaume Bernond...
et ce jusqu'à Bertrand de Taulignan.
1477. Après diverses transactions, elle
finit par être revendue, à la famille de Brancas.
Les Brancas, nom d’une famille française qui tire
son origine de la famille des BRANCACCI, l’une des plus
anciennes de Naples (Italie) où les BRANCACCI occupent
une situation importante dès le XIIème siècle.
C’est sous Louis XII que les Brancas se séparent
en différentes lignées :
les Brancas de Forcalquier
les Brancas, Marquis de Courbon et Compte de Rochefort
les Brancas, Baron de Villeneuve
les Brancas, seigneurs d’Oyse, Ducs de Villars.
C'est durant cette période du XVe siècle (entre
1465 et 1480) que les Vaudois, en provenance des Alpes
et du Pièmont, s'installèrent au village.
1529. Gaucher de Brancas devint seul seigneur
de Maubec, après avoir acheté l'autre moitié
à la chambre apostolique d'Avignon. Trois ans plus tard,
ce seigneur passa accord avec la Communauté pour le partage
des droits sur les terres.
Dès lors, et jusqu’à la révolution,
la seigneurie appartint à la puissante et illustre famille
de Brancas-Villars.
Le château, incendié en 1562, pendant les guerres
de religion, par des protestants conduits par le baron des Adrets
(Huguenot à cette époque de sa vie), restauré
ou reconstruit, comportait une vingtaine de pièces (inventaire
de 1722).
Après le décès du dernier seigneur de Maubec,
Louis II de Brancas- Villars, en 1793, il servira
de carrière de pierres pour l'édification d'une
partie du vieux village tel qu'il se présentait en 1914.
En 1564 et 1580, curieusement, dans les quatre
villages, Cabrières, Ménerbes, Oppède et
Maubec, situés en dehors de la ligne de défense
(mur de la peste) édifiée pour se protéger
de l'épidémie, "le mal contagieux" voulut
bien "n'y pas pénétrer". Bien qu'épargné
par la maladie, la Communauté de Maubec contribuera aux
dépenses afférentes à la construction du
mur.
En 1724, le Parlement de Maubec décida
de rebâtir le clocher démoli 13 ans plus tôt
en raison de sa vétusté.
La Révolution et le rattachement du Comtat Venaissin
à la France (1791) semblent se passer
sans trop de heurts.
Le milieu du XIXe siècle voit la continuation
d'un phénomène amorcé sous l'Ancien Régime
: l’abandon progressif du vieux village et la création
d'établissements dans la plaine qui annoncent le rôle
majeur qu’est amené à jouer le hameau de
Coustellet dans la vie de la commune.
Les habitants, dont le nombre était passé de 626
en 1846 à 402 en 1906 (comme à la fin du XVIe)
ont essaimé progressivement dans la plaine, et leurs
habitations abandonnées, bientôt privées
de leur toiture, se sont effondrées sur elles-mêmes.
Leur vente fut décidée au début des années
1960. Les constructions actuelles, entre le Beffroi, ou tour
de l'horloge, et l'ancien château, sont toutes modernes.
Celles qui sont de l'autre côté du Beffroi, dont
ce qui fut la chapelle des Pénitents blancs, sont des
témoins plus fidèles du passé.
Le “déperchement” des Maubecquois trouve
en quelque sorte son aboutissement ”officiel” en
1928, lors de l'édification de la mairie actuelle.
Du village primitif, puis du bourg dans la plaine, le développement
économique s'est déplacé sur le quartier
de Coustellet et la desserte ferroviaire du PLM, à la
fin du XIXe siècle, proche de la N 100
(ex via domitia romaine), fut déterminante dans son remarquable
essor.
Du reste, c'est à Coustellet que prend place un des évènements
les plus tragiques de l'histoire communale, connu sous le nom
de ”bataille de Coustellet“ : le 19 août 1944
Naissance
du hameau de Coustellet
A l’extrémité occidentale du versant nord
du Luberon, Maubec se partage entre plaine et montagne avec
le hameau de Coustellet situé dans la plaine du Calavon
et le vieux village perché en lisière de Luberon.
A 20 mn de l’aéroport d’Avignon, 30 mn
de la gare TGV d’Avignon, 15 mn de l’autoroute
A7 vers Lyon et Marseille.
Maubec est bordé sur plusieurs kilomètres par
la montagne du Parc Régional du Luberon. De nombreux
sentiers piétonniers, GR et autres pistes cyclo-touristiques
trouvent leurs accès direct dans le village. La flore
et la faune y sont protégées par le règlement
du Parc Régional du Luberon.
La grotte Maillet, en bordure du Luberon, s’avéra
être un lieu de sépulture chalcolitique. André
Dumoulin y découvrit un vase, des parures de cuivre
et des coquillages.

