Nom de la commune
Des origines de Maubec
Le document le plus ancien dans lequel le nom de Malbec apparaît
date de 1251. Il s'agit du parchemin original des Hommages
à Alphonse de Poitiers, Comte de Toulouse, pour ses
fiefs Venaissins, Malbec étant l'un d'entre eux.
Ce nom de Malbec aura plusieurs variantes (dont Malbeco, Malibecium,
Malabeco) avant de se fixer, au XVIe siècle, en Maubec.
Les explications anecdotiques voudraient que les gens de Maubec
aient été de mauvaises langues en ayant “mauvais
bec”, ou que le village fût bâti du mauvais
côté, entendu ici comme “l'ubac”.
Plus sérieusement, les toponymistes qui se sont penchés
sur les divers “Maubec” de France (Isère,
Tarn et Garonne, Pyrénées-Atlantiques) sont
d'accord pour rattacher "bec" au celtique, parlé
par les Gaulois, avec la notion de rocher en saillie, de sommet
voire de fortification.
Une seule certitude sur l'origine de ce mot, c'est qu'elle
demeure obscure et aucune des étymologies invoquées,
pourtant multiples, n'est vraiment probante : “mauvais
becs” pour “mauvaises langues”?... ”rocher
escarpé”?...
Population et situation démographique
Code postal : 84660
Arrondissement d'Apt, canton de Cavaillon
Superficie : 9,13 km2
1596 habitants (recensement de 1999)
512 habitants en 1793, 542 en 1879, 568 en 1968, 697 en 1975
Variation du nombre d’habitants et causes :
en forte hausse entre les années 1975 et 2000 pour
des raisons de développement économique et touristique
liées à la région du Luberon.
Situation
géographique
Altitude 125 m.
A l’extrémité occidentale du versant nord
du Luberon, Maubec se partage entre plaine et montagne avec
le hameau de Coustellet situé dans la plaine du Calavon
et le vieux village perché en lisière de Luberon.
A 20 mn de l’aéroport d’Avignon, 30 mn
de la gare TGV d’Avignon, 15 mn de l’autoroute
A7 vers Lyon et Marseille.
Maubec est bordé sur plusieurs kilomètres par
la montagne du Parc Régional du Luberon. De nombreux
sentiers piétonniers, GR et autres pistes cyclo-touristiques
trouvent leurs accès direct dans le village. La flore
et la faune y sont protégées par le règlement
du Parc Régional du Luberon.
La grotte Maillet, en bordure du Luberon, s’avéra
être un lieu de sépulture chalcolitique. André
Dumoulin y découvrit un vase, des parures de cuivre
et des coquillages.
Patrimoine civil et
religieux
Vieux
village perché
Puits et norias dont une remarquable en cours de restauration
Beffroi du XVIIIème
Eglise du XVIIIème
Tombes rupestres aux abords de l’ancienne église
dont l’emplacement se situait près d’un
accès de l’actuel camping municipal au sud du
vieux village.
Deux sépultures Gallo-romaines datant du IIème
siécle ont été découvertes accréditant
la thèse d’une occupation de la plaine déjà
à cette époque.
Vie
économique et touristique
Appartenance à la Communauté
de Communes
Membre de la communauté de communes de Coustellet
avec les villages de Robion, Oppède, Cabrières
d’Avignon et Lagnes.
Création du quai des Entreprises à Coustellet regroupant
petits commerces et artisanat.
Création du Parc d’activité de la ZAC du Tourail
regroupant 26 lots commerciaux et d’artisanat.
Création de l’extension de la Gare dans le but d’y
créer un centre d’accueil, de loisirs et d’informations.
Création du Café Saint-Pierre
Réalisation d’une nouvelle Salle des Fêtes.
L’axe économique est principalement d’ordre agricole
avec une très forte majorité de viticulteurs. Maubec
produit des AOC Côtes du Luberon et du vin de pays.
Les entreprises régionales sont orientées autour de
ces activités (cave coopérative de Coustellet et distillerie
du Calavon)
Une forte activité économique en relation avec le
tourisme se développe actuellement principalement sous la
forme de gîtes, de meublés de tourisme et de chambres
d’hôte. Cette activité efficace et discrète
correspondant bien à la philosophie touristique souhaitée
dans le cadre du développement du Parc régional du
Luberon.
Le camping municipal « Les Royères du Prieuré
», ombragé, de 75 emplacements et Gîte municipal
de 19 lits, ainsi que 2 mobil-homes.
Légendes
et coutumes, folflore...
Tradition de la barre fleurie
Selon nos anciens, la barre fleurie est une tradition maubecquoise
destinée aux jeunes mariés. Elle date du début
du XXe siècle, années 1920/1925.
Deux explications sur les origines de celle-ci sont avancées
: Pour les uns, elle est issue de l’imagination espiègle
des jeunes de l’époque en manque de distractions.
Ces jeunes décidés à s’amuser,
eurent l’idée de soumettre les collègues
convolant en justes noces à un “rituel de passage”
particulier.
A la sortie de la mairie, les jeunes époux et leurs
invités devaient enjamber une barre garnie de fleurs,
au croisement de Nénette.
Une branche de bois coupée dans un arbre fruitier et
décorée de buis et des fleurs de saison, deux
jeunes la tenaient.
Ce saut symbolisait un changement de vie : le passage de la
vie de célibat à celui de la vie de couple.
La famille faisait un don et les jeunes qui tenaient la barre
en main leur remettaient des fleurs. Ensuite, avec le don
recueilli, ils allaient “au bistrot” trinquer
à la santé des jeunes mariés et faire
la fête…
Les autres évoquent d’un air amusé, cette
première barre fleurie destinée à une
jeune fille un peu volage
du village à qui l’on proposait de “lever
la jambe”, une dernière fois, le jour de ses
noces, manière très concrète de signifier
le fin d’un temps et les débuts de temps plus
sage. La barre fleurie se sautait précisément
au croisement de Nénette.
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